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Questions fréquentes sur l'entretien des monuments aux morts

Qui est responsable de l'entretien du monument aux morts d'une commune ?

La commune est juridiquement et financièrement responsable de l’entretien de son monument aux morts, dès lors que celui-ci est propriété municipale, ce qui est la très grande majorité des cas.

Cette responsabilité est à la fois patrimoniale (maintenir l’édifice en bon état de conservation) et civile : si un élément du monument venait à tomber et à blesser quelqu’un, la responsabilité du maire pourrait être engagée. L’entretien régulier est donc à la fois un devoir de mémoire et une nécessité juridique.

Tout dépend de sa protection. Si le monument est classé ou inscrit, ou situé dans le champ de visibilité d’un édifice protégé (500 m), l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France (ABF) est requis.

Pour l’entretien courant, les travaux sont généralement dispensés de formalités (Art. R. 621-25 du Code du Patrimoine), à condition de ne pas modifier l’aspect ou les matériaux. En cas de doute, Alpes Décap’ peut vous aider à solliciter l’UDAP ou la DRAC.

Deux techniques sont aujourd’hui reconnues comme les plus respectueuses des matériaux patrimoniaux : le nettoyage vapeur à basse pression et l’aérogommage à basse pression.

Le nettoyage vapeur est validé par les Architectes des Bâtiments de France pour les supports fragiles (calcaire tendre, marbre). L’aérogommage, qui utilise des abrasifs naturels projetés à faible pression, est recommandé pour les encroûtements plus profonds, les éléments en fonte ou les surfaces plus robustes. Le sablage traditionnel et le nettoyage haute pression non régulé sont à proscrire sur le patrimoine. En effet, parce qu’ils sont trop abrasifs, ils creusent la pierre, usent les arêtes des lettres gravées et peuvent provoquer des dégâts irréversibles.

Le granit, bien que robuste, possède des micro-porosités où s’logent les micro-organismes. Nous privilégions l’aérogommage à basse pression avec un média neutre (type bicarbonate). Cette technique « gomme » littéralement la pollution biologique sans rayer le poli de la pierre. L’application optionnelle d’un produit biocide certifié ou d’un hydrofuge respirant permet de retarder la réapparition des mousses de plusieurs années.

Il est impossible d’établir une grille tarifaire standardisée pour ce type d’édifices. Chaque monument aux morts est unique et son chiffrage dépend de nombreux facteurs techniques :

  • La nature et la porosité des matériaux (granit, calcaire, marbre, bronze).

  • L’état sanitaire du support (degré d’encrassement, présence de lichens incrustés ou de micro-organismes).

  • La complexité architecturale et la finesse des gravures.

  • Les contraintes d’accessibilité (nécessité ou non d’un engin de levage, travail en hauteur, protection des abords).

Contrairement à un nettoyage de façade classique, nous intervenons sur le patrimoine mémoriel exclusivement sur devis forfaitaire. Ce chiffrage est établi après un diagnostic précis réalisé sur place, garantissant une solution technique adaptée à la conservation du monument.

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Un entretien complet (nettoyage en profondeur des pierres, traitement des éléments métalliques) est généralement recommandé tous les 5 à 10 ans selon l’exposition du monument et la nature de son environnement : un monument situé en zone humide ou à proximité d’une route très fréquentée s’encrasse plus vite qu’un obélisque en granit sur une place aérée.

Entre deux interventions lourdes, un entretien léger annuel (retrait des dépôts superficiels, vérification de l’état des joints et des éléments métalliques) suffit généralement à maintenir un niveau de présentation correct.

Oui. Le rechampissage des lettres, c’est-à-dire la remise en couleur des inscriptions gravées (or, noir, blanc), est une opération complémentaire qui peut être réalisée après le nettoyage. 

Oui, sous certaines conditions. Pour un monument classé ou inscrit, toute intervention doit être réalisée dans le respect des prescriptions de la DRAC et, le cas échéant, avec l’accord de l’ABF. Les procédés utilisés doivent être validés pour le patrimoine : c’est précisément le cas du nettoyage vapeur et de l’aérogommage. Alpes Décap’ a une expérience des chantiers patrimoniaux sous contraintes réglementaires et peut accompagner la commune dans ses démarches de consultation préalable.

Oui. Depuis notre atelier de Corbonod (Ain), nous desservons l’ensemble des trois départements : toutes les communes du bassin annécien, du Genevois, du Val d’Arve, du Chablais, de la Tarentaise, de la Maurienne, du bassin chambérien, de la Chautagne, du Pays de Gex, du bassin de Rumilly et du Bugey. Nous travaillons aussi bien pour de petites communes rurales que pour des collectivités plus importantes, et nous sommes habitués à coordonner notre intervention avec les agendas des cérémonies commémoratives locales.

Oui, c’est une partie significative de notre activité. Si vous êtes une entreprise générale du bâtiment ou un groupement ayant remporté un marché public incluant le nettoyage ou la restauration de patrimoine mémoriel, nous pouvons intervenir en tant que sous-traitant spécialisé.